La revue Archimède. Archéologie et histoire ancienne, dirigée par Sandra Boehringer, est une revue scientifique à comité de lecture qui favorise les collaborations scientifiques entre historiens, archéologues et philologues, en s’ouvrant au champ des sciences sociales et de l’anthropologie culturelle, de la préhistoire à Byzance. Les contributions sont évaluées selon une double expertise en aveugle (peer review, voir la procédure ici).
Dans ce treizième numéro (réd. en chef : Paul Ernst), le premier dossier, dirigé par Mathias Nicolleau, s’intitule « Un Romain ne devrait pas ressentir ça… La transgression des normes émotionnelles dans la Rome antique ». Depuis le tournant du millénaire, les émotions sont étudiées comme des constructions sociales et culturelles. Chaque groupe social tend à valoriser certaines émotions au détriment d’autres, à en réguler le contexte et les formes d’expression. Les contributions de ce dossier approfondissent ce rôle social des émotions dans la Rome antique, à travers l’étude de cas transgressifs où certains groupes ou individus n’ont pas exprimé les émotions attendues de leur part mais ont manifesté d’autres émotions jugées inappropriées au regard de leur statut ou du contexte.
Le second dossier, dirigé par Audrey Vasselin, Elisa Le Bail et Matilde Garré, « Les noms propres en Méditerranée ancienne : intraduits ou intraduisibles ? », s’articule autour de la question : les noms propres sont-ils traduisibles, ou relèvent-ils, pour partie, de ce que l’on peut appeler des « intraduisibles » ? Le dossier vise non seulement à souligner des difficultés liées à la possibilité et à la volonté de traduire les noms propres des textes de la Méditerranée antique, mais aussi à rendre compte de solutions qui ont été adoptées face à des noms dont l’opacité sémantique ou la densité culturelle résistent à toute équivalence univoque.
Enfin, le numéro comporte également des Varia, coordonnés par Max Thomé et Laura Waldvogel.
Le sommaire de ce numéro et l’ensemble des articles sont consultables en ligne.
Fondée en mars 2005 à l’université Toulouse 2 Jean Jaurès, la revue Anabases s’intéresse à la réception de l’Antiquité, c’est-à-dire à ce qu’il advient de l’Antiquité après l’Antiquité, voire dès la période antique. La démarche de la revue Anabases consiste en une approche résolument transversale et comparatiste, selon trois modalités principales :
- la transversalité est d’abord celle de l’interdisciplinarité, puisque dans Anabases, l’histoire côtoie la philologie, l’archéologie, la philosophie, l’histoire des religions, de l’art, de la littérature, de la musique, ou encore les sciences politiques ;
- la transversalité est également géographique, touchant à des aires culturelles variées (Méditerranée, Europe, Proche et Moyen-Orient), et thématique, allant de la littérature scientifique à la culture populaire ;
- les liens transversaux sont enfin ceux tissés entre les périodes, depuis l’Antiquité jusqu’au très contemporain, en passant par Byzance et le Moyen Âge, la Renaissance et l’humanisme, les temps modernes et les révolutions.
Depuis plus de vingt ans, au rythme de deux parutions annuelles – l’une au printemps, l’autre à l’automne –, ce fil rouge de la réception est au cœur de la politique éditoriale de la revue, décliné en différentes rubriques.
- Traditions du Patrimoine antique dans laquelle l’Antiquité est appréhendée comme un legs, un ensemble d’héritages. On y retrouve par exemple des travaux sur la réception d’un auteur antique au Moyen Âge ou sur l’influence du théâtre grec sur le cinéma.
- La rubrique Archéologie des savoirs étudie les processus par lesquels les sciences et les connaissances modernes se sont façonnées dans un rapport tour à tour revendiqué, biaisé ou passé sous silence avec les héritages des Anciens. Y sont publiées notamment des études sur les antiquaires ou sur les collections.
- La troisième section, Historiographie et identités culturelles, s’appuie sur l’hypothèse que les pays ou les peuples qui ont fréquenté la Méditerranée n’ont pas tous et pas toujours entretenu le même rapport avec l’Antiquité et qu’ils ne l’ont pas étudiée selon les mêmes approches.
- Actualités et débats s’intéresse à l’actualité de la réception de l’Antiquité, tandis que les Ateliers de l’histoire rendent compte des grands chantiers historiographiques autour de la réception – ceux par exemple des « archives de savants », des « mots de l’Antiquité » ou de « l’Antiquité au musée », parmi bien d’autres exemples.
- Plus récemment, en 2014, est apparue une nouvelle rubrique, Relire les classiques des sciences de l’Antiquité, qui permet de mettre en perspective l’œuvre d’un antiquisant de la première moitié du XXe siècle qui est à cette occasion republié (dans la mesure du possible).
Le dernier numéro (43, 2026) est consultable ici.
Ce quatrième volume consacré aux « dieux d’Homère » explore les enjeux liés aux généalogies, aux parentés divines et aux discours théogoniques, trop souvent rejetés dans le domaine de la « fable ». Partant plutôt du principe que chaque naissance divine est présentée et perçue comme une sorte d’épiphanie paradigmatique, on examine ici les « structures élémentaires de la parenté » dans les récits de naissance, de filiation ou dans les généalogies des dieux. Prendre au sérieux ces récits, chez Homère, Hésiode, et au-delà, aide à comprendre le foisonnement du polythéisme et les principes qui l’organisent, dont ses généa-logiques. L’enquête collective met au jour plusieurs manières d’envisager la famille des dieux, qui ne relèvent pas de la simple projection des données humaines et interrogent le postulat du « parfait » anthropomorphisme des dieux. Les récits théogoniques « font advenir » un certain ordonnancement du kosmos : ils dessinent les articulations internes de la société divine, mais donnent aussi à voir celles qui relient le monde des dieux à celui des hommes. Les contributions rassemblées ici analysent les multiples ressorts de l’outil généalogique ainsi que sa modularité contextuelle, et mettent en lumière le rôle primordial qu’il se voit attribuer par les auteurs anciens dans les différentes manières d’architecturer le monde et ses dieux.
La Méditerranée occidentale est bordée de vastes territoires où Phéniciens et Grecs animent, dès la fin du IXe siècle avant J.-C., des échanges qui portent essentiellement sur les métaux, l’huile et le vin. De Cadix à Rome, de Carthage à Marseille, de Syracuse à Ibiza, réseaux régionaux et emporia (lieux d’échange) connectent des zones de cultures variées et donnent à la Méditerranée occidentale du viiie au ive siècle sa singularité, loin des grands empires orientaux.
Les péninsules Italique et Ibérique, la Cisalpine, l’Afrique mineure, la Gaule et les îles (Corse, Baléares, Sardaigne, Sicile, archipel maltais) connaissent alors des évolutions communes. La ville et les formes d’organisations politiques hiérarchisées, l’échange de produits, les outils de gestion (écriture et monnaie), les innovations culturelles mais aussi la diffusion et la confrontation des idées et des mythes, des techniques (dont la métallurgie) ou des styles constituent le cadre civilisationnel de la Méditerranée archaïque et la structure des expressions régionales que le collectif d’auteurs explore.
Les cautionnements de la Sorbonne sont des actes juridiques dans lesquels un individu se porte garant d’une personne engagée vis-à-vis de l’État pour une charge, certainement fiscale, liée à la brasserie, la blanchisserie, ou encore l’huilerie dans un village. Plus de 200 exemples de ce type d’actes ont été découverts à l’intérieur de décorations de momies découvertes au début du xxe siècle dans une nécropole de la région du Fayoum en Égypte. Datés du iiie siècle avant notre ère, ils constituent l’ensemble le plus important de ce genre de documents pour l’époque ptolémaïque. Rédigés en égyptien démotique et en grec, ils apportent des informations essentielles sur la population du Fayoum (hommes et femmes, Grecs et Égyptiens), sur l’économie et l’administration (fonctionnaires, montants des garanties, échelle des responsabilités) ainsi que sur les langues grecque et égyptienne (bilinguisme, transcriptions et traductions).
Cet ouvrage constitue l’une des premières enquêtes d’ensemble consacrées à l’intégration des technologies émergentes — et plus particulièrement de l’intelligence artificielle — dans l’étude des textes de l’Antiquité. En prenant pour terrain d’application privilégié le traité de la Politique d’Aristote, il met en lumière le potentiel heuristique de ces outils pour renouveler les méthodes de lecture, d’analyse et d’interprétation des sources anciennes. L’ouvrage ouvre ainsi un champ de recherche encore largement inexploré, en proposant à la fois un cadre méthodologique innovant et de nouvelles perspectives pour repenser les pratiques philologiques et historiographiques à l’ère du numérique.
« Viens, tourne-toi vers Aššur, ton dieu, et ton foyer, et que je puisse voir tes yeux tant que je suis encore en vie ! »
Ainsi parle Taram-Kubi. Cette supplique sur tablette d’argile s’adresse à son mari, un marchand assyrien. Envoyée il y a 4 000 ans depuis Assur, dans le nord de l’Irak, elle a voyagé à dos d’âne près de six semaines pour rejoindre son destinataire en Anatolie.
Elle figure dans le plus important et le plus ancien lot d’archives privées de l’humanité découvert sur le site de Kültepe, l’ancienne Kaneš, en Turquie. C’est en déchiffrant les documents comptables et juridiques, créances, contrats de mariage, de divorce ou de succession, et la correspondance de ces femmes, que l’assyriologue Cécile Michel a mis au jour leur présence, centrale, dans la civilisation assyrienne. Derrière les signes cunéiformes s’entendent les voix de Taram-Kubi, Lamassi, Zizizi, ou Nuhšatum. Elles n’étaient pas seulement les épouses, veuves, mères, sœurs et filles des marchands assyriens, mais des productrices d’étoffes pour le marché international et de redoutables femmes d’affaires. En l’absence des hommes, elles géraient leurs maisonnées, gagnaient de quoi devenir propriétaires, et pouvaient divorcer aux mêmes conditions que leurs maris…
En une vingtaine de portraits sensibles, leurs vies nous semblent, 4 000 ans plus tard, étrangement proches.
Contributeurs : Cinzia Bearzot, Emmanuèle Caire, Julien Fournier, Pascale Giovannelli-Jouanna, Anne Jacquemin, Dominique Lenfant, Estelle Oudot, Luana Quattrocelli et Paolo Tuci.
Pour la première fois, cet ouvrage réunit l’ensemble des sources grecques et latines sur l’oligarchie des Trente. Il en propose une traduction nouvelle et un commentaire approfondi. Il éclaire d’un jour nouveau l’histoire de cet épisode majeur. Qu’est-ce qui rendit possible l’abolition de la démocratie ? Quel fut le rôle de Sparte, l’ennemie victorieuse, dans le sort de ce nouveau pouvoir ? Quelles furent l’idéologie du régime et ses pratiques ? Quelles furent les réactions qu’il suscita ? Au-delà de l’enquête historique, cette approche sans précédent jette une lumière crue sur des mécanismes politiques toujours actuels et rappelle la fragilité de la démocratie et les façons d’agir de ses ennemis.
Pourquoi étudier des généalogies dont on ne possède que des bribes et dont on sait qu’elles sont tout autant un fait biologique que des constructions discursives ? Comment y parvenir en évitant à la fois l’écueil de la reconstitution positiviste et celui de la délégitimation des discours des acteurs ? Ce livre tente de répondre à ces deux questions entremêlées en appliquant en histoire ancienne les méthodes formalisées héritées de l’histoire quantitative et rattachées aujourd’hui aux humanités numériques.
L’étude porte sur les discours généalogiques produits par les descendants de Bouselos, qui se disputèrent la succession de leur cousin Hagnias mort sans enfant mâle à Athènes au ives. a.C. Cette affaire est au centre de deux discours judiciaires rédigés par Isée (Succession d’Hagnias) et le Ps.-Démosthène (Contre Makartatos). Le fait, peu fréquent, que l’on puisse encore lire deux récits contradictoires d’une même série de procès permet de comparer les portraits de famille proposés aux juges et, par-là, d’étudier les manipulations généalogiques visant à se placer le plus avantageusement dans le cercle de parents, ainsi que les discours sur la parenté rédigés pour convaincre le tribunal. Pour ce faire, l’auteure s’appuie sur une méthode formalisée reposant essentiellement sur la pratique de la visualisation croisée, ainsi nommée car elle multiplie et compare entre elles les formes visuelles que sont les arbres généalogiques, les diagrammes de structure et les graphes. Croiser les formes visuelles, comme on croise les sources, permet de mieux étudier la fabrique généalogique des acteurs, mais également celle des chercheurs qui les observent. Ce livre élabore par conséquent une méthode nouvelle pour analyser une matière généalogique partielle, partiale, incertaine et hypothétiquement reconstituée : les multiples hypothèses prosopographiques que l’on doit conserver deviennent une force pour arriver à des conclusions valables quelle que soit l’hypothèse de reconstitution choisie. Le recours aux humanités numériques, en prenant au sérieux les discours des acteurs et en déconstruisant les outils des chercheurs, permet ainsi un éclairage neuf sur l’étude de la parenté dans l’Athènes classique. Le livre est accompagné d’annexes en ligne et de notes techniques qui permettent aux lecteurs de reproduire la méthode à d’autres champs d’étude.
Cet ouvrage rassemble des textes dédiés aux épidémies anciennes en Europe et en Méditerranée. Rédigés par un groupe international de chercheurs, ils illustrent l’ensemble des disciplines aujourd’hui impliquées dans l’histoire des maladies infectieuses, c’est-à-dire à l’interface d’une part, des sciences humaines et sociales, telles l’histoire et l’archéologie, et d’autre part, de la biologie. L’ouvrage souligne d’abord la contribution devenue essentielle de l’archéologie dans la reconstruction de l’histoire ancienne des maladies pestilentielles et de leurs répercussions sociales et culturelles, tout en faisant le point sur certains aspects de la paléopathologie et sur les analyses de paléobiochimie concernant la détection des agents pathogènes. Plusieurs études posent en outre les jalons d’un corpus historique des crises épidémiques antiques en se fondant sur différents types de sources (textes littéraires, écrits médicaux et juridiques, documentation papyrologique etc.) et offrant ainsi la possibilité d’esquisser un bilan chronologique. Enfin certaines contributions offrent des études ciblées permettant de faire le point sur nos connaissances et de retrouver la perception, la conception et la narration des faits épidémiques anciens dans toute leur diversité. Outre les grandes épidémies (antonine, de Cyprien et de Justinien), une attention particulière a été portée à des épisodes moins connus relevant de la littérature historique, d’ouvrages savants, de la poésie et de la philosophie. L’ouvrage s’inscrit dans le cadre d’un programme ANR « Pestes et sociétés humaines : émergence, évolution et transformations bio-culturelles (ANR 19-CE 27-0012 PSCHEET, 2019-2025) ».
L’ouvrage est intégralement et librement disponible en ligne.
Cet ouvrage constitue la première partie de la palingénésie des senatus consulta de la Rome républicaine et impériale. C’est le fruit d’un travail de recherche collaboratif qui replace les sources antiques au centre du débat scientifique dans toute leur complexité, en commençant par la manière dont elles ont été créées et dont elles ont été transmises à travers l’histoire. Il présente la reconstitution et le commentaire des 328 décrets du Sénat romain promulgués entre 509 et 367 avant J.-C., une période importante marquée par la lutte décisive pour l’égalité entre patriciens et plébéiens. Même dans cette phase précoce de l’expérience juridique romaine, il est déjà possible d’entrevoir le noyau originel des mécanismes de fonctionnement de la res publica, notamment en termes de dialectique entre le Sénat et les magistrats, avec leurs conséquences pour le développement politique et institutionnel ultérieur de Rome.
Au même titre que Cléopâtre, la reine Zénobie est cette souveraine de l'Antiquité dont le mythe a assuré la célébrité. Qu'importe que le royaume de Palmyre, cité romaine, n'ait jamais existé, et qu'on sache peu de choses de la vie de sa reine supposée. Reste que, pendant les quelques années du IIIe siècle ap. J.C. où elle domina une partie de l'Orient, jusqu'à s'attribuer le titre d'impératrice, cette femme politique joua un rôle considérable au moment où la Syrie est prise entre l'ébranlement du pouvoir à Rome et la pression militaire des Perses Sassanides. Entourée d'une cour brillante où s'exercent des influences multiples, elle fit de Palmyre, pour un temps, l'épicentre du pouvoir et de l'intelligence. Enfin, elle fut aussitôt, après la ruine de Palmyre en 273, emportée par la légende, à la fois dans la tradition littéraire et artistique occidentale et dans l'historiographie arabe.
Ce sont ces différents aspects de la figure de Zénobie, de l'environnement politique et culturel dans lequel elle évolua et qu'elle contribua à façonner et de l'exploitation millénaire de son mythe sous des formes multiples qu'exposent les auteurs, dans une démarche originale conduite au plus près de la documentation qu'ils ont eux-mêmes travaillé à produire.
Ancient cultures are studied through literary sources and artefacts, both of which are limited and often contradictory. Scholarly traditions often privilege one type of evidence over the other, depending on their research questions and the stories they want to tell. As a result, our understanding of the past may be shaped by bias. New archaeological discoveries force historians to rethink their views of the past. Missing evidence, though difficult to identify, can lead to educated guesses and a re-evaluation of previous ideas. However, over-reliance on a single dataset leads to the risk of overlooking important perspectives. While scholars have developed methods for dealing with insufficient data, methodological reflection on the subject is rare.
This volume presents case studies from ancient civilisations that explore how different types of missing evidence (e.g. missing, contradictory or neglected evidence) affect our perceptions of ancient cultures and shape the narratives we provide. Covering Southwest Asia, China, India, Greece, Etruria, early Christianity, Mesoamerica and Central Asian Buddhism, it invites scholars to compare the situation in their own fields to the state-of-the-art in others.
La copie est omniprésente, y compris dans le kitsch ou le commerce. Mais la copie touche également la philologie : en art, elle participe à la fois à la création et à la formation (elle en est l’une des méthodes pédagogiques principales) ; en philologie, elle assume un rôle irremplaçable dans la transmission. Il en découle naturellement une question de dénomination comme de périmètre : quel sens met-on finalement sous le terme de copie ; jusqu’où peut-on légitimement parler de copie ?
Pour répondre à cette double orientation (artistique et philologique) et aux questions de définition et de périmètre, le colloque de Genève (12-14 janvier 2023) a tenu à associer archéologie, histoire de l’art et philologie, des disciplines jusqu’ici traitées de façon indépendante.
Mais les contributions ici réunies attestent que ni l’époque, ni le caractère multiple, ni le degré d’indépendance vis à vis du modèle, ni même son support, ne suffisent à eux seuls pour décrire la force de la copie.
Le numéro 50 (2025) de la revue Ktèma vient de paraître. On y trouve un dossier d’articles sur la conservation des richesses dans l’Antiquité coordonné par Damien Agut-Labordère et Julien Monerie : il porte sur les moyens et endroits utilisés pour cacher et préserver ses biens, de Babylone à la Rome antique en passant par l’Égypte et le monde grec. Ce dossier est suivi d’une riche section de varia.
La revue est disponible en version imprimée sur commande et sur abonnement. Tous les articles sont versés peu après leur parution dans les archives de science ouverte HAL et Univoak. Deux ans après sa parution, l'intégralité du numéro est en libre accès sur Persée.
Dans ce numéro de la revue Archimède. Archéologie et histoire ancienne (direction : Sandra Boehringer, rédaction en chef : Airton Pollini), le premier dossier, dirigé par Daniela Lefèvre-Novaro, s’intitule « Chasse et rituels dans le monde grec. Approches archéologiques et historiques ». La chasse, l’une des activités humaines les plus anciennes et les plus largement attestées, a fait l’objet de nombreuses pratiques rituelles rythmant la vie collective dans le monde grec. Dès l’âge du Bronze récent, la chasse est l’apanage des élites qui construisent autour de cette activité, en particulier de la chasse au lion, un langage iconographique spécifique qui se retrouve des siècles après, par exemple, dans la mosaïque hellénistique de Pella. De la Crète minoenne à l’époque romaine, des exemples représentatifs de mythes, rites et cultes concernant la chasse sont analysés à travers des études croisant des approches archéologiques, iconographiques, historiques et textuelles.
Le second dossier, « De l’école au musée. Les collections de moulages et leur valorisation », dirigé par Arianna Esposito et Sophie Montel, rassemble les premiers résultats d’un projet de recherche – mené par les universités de Dijon et de Besançon – sur le recensement et la valorisation des collections de plâtres conservés dans les universités, les écoles et académies d’art et les musées de la région Bourgogne – Franche-Comté. Le contexte spécifique de ces collections régionales a posé les bases d’un dialogue scientifique sur les collections de plâtres, qui ne se limite pas aux collections des deux universités, et qui permet un échange d'expériences entre les différents acteurs, universitaires et conservateurs qui ont récemment contribué, par leurs travaux, au renouvellement des connaissances sur ces collections.
Enfin, le numéro offre également des Varia, coordonnés par Max Thomé et Laura Waldwogel.



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