Coordination : Maxime Emion (LLSETI, Université Savoie Mont Blanc) et Charles-Alban Horvais (ANHIMA, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
Dans son sens premier, la frontière appartient au domaine militaire : elle désigne la zone de front, le front de conquête. Le prochain numéro de la revue Frontière·s entend
revenir sur ce sens originel, en s’intéressant aux
« sociétés de frontière » nées dans et de ce contexte particulier d’interactions. La notion trouve son intérêt en
ce qu’elle permet d’analyser sur le temps long des sociétés complexes caractérisées par des phénomènes
d’échanges et d’acculturations, sans écarter la dimension fondamentalement conflictuelle qui préside à leur émergence. En effet, les sociétés de frontière, qui s’inscrivent dans des zones davantage que le long de lignes nettes, résultent aussi bien de processus de négociations, d’hybridations et de métissages que de rapports de force,
de mécanismes de domination et d’interactions violentes.
En fonction des contextes et des échelles d’analyse, on peut donc les percevoir autant comme des sociétés de
l’entre-deux, produit des échanges, des ententes et
des accommodations caractéristiques des zones de
contact, que comme des sociétés du face-à-face, des violences réciproques, ancrées d’un côté ou de l’autre d’une limite plus ou moins affirmée par les discours et les pratiques.
Date de clôture de l’appel : 30 avril 2027
Dates : du lundi 28 septembre 2026 au vendredi 2 octobre 2026
Lieu : UNESPAR Paranaguá
Panel thématique : « Commencements, fins et points d’inflexion : construire le temps passé au service du présent » (responsable : Hartmut G. Ziche, Université de Guyane)
Ce symposium propose d’examiner la structuration du temps, aussi bien dans l’antiquité, entendue au sens très large, du VIIIe siècle av. n. è. au VIIIe siècle de n. è., que dans ses réélaborations historiographiques et mémorielles jusqu’à nos jours. Aussi linéaire et continu que le temps puisse paraître, historiens et archéologues, responsables politiques, écrivains, artistes et communautés éprouvent un besoin irrépressible de le découper en périodes d’âge d’or paisibles et en moments de soudaine révolution, d’attribuer une valeur morale à certaines séquences, par exemple l’antiquité « classique » opposée à l’antiquité tardive « décadente » ou aux « âges sombres », et de mettre en avant des événements très précis comme points d’inflexion emblématiques et décisifs : le 21 avril 753 av. n. è. ou septembre 622 de n. è.
Pourtant, cette « périodisation » est très rarement uniforme ou incontestée au fil du temps : un érudit travaillant à la bibliothèque d’Alexandrie aurait-il admis que l’apogée de la Grèce « classique » appartenait déjà au passé et que le grand empire ptolémaïque n’était qu’un épigone d’une Athènes infiniment supérieure ? Le temps historique est inventé dès l’antiquité, pour situer et valider le présent ; il est ensuite sans cesse restructuré afin de s’ajuster à des récits particuliers, savants comme populaires.
Ce symposium souhaite encourager une discussion entre lettres classiques, archéologie et histoire sur le sens et la spécificité des constructions de passés anciens dans des présents anciens, postérieurs et modernes. Compte tenu de la complexité des constructions temporelles et mémorielles, la discussion accueillera des approches fondées sur les textes, la culture matérielle, les images, les monuments et l’historiographie. Elle cherchera à faire dialoguer les perspectives de l’histoire économique, politique, sociale et culturelle, ainsi que de l’histoire de l’art.
Appel à communication ouvert du 10 juillet 2026 au 31 août 2026.
coordination Sandrine Victor (PU Histoire médiévale, Institut National Universitaire Champollion - Albi)
Ce numéro de la revue Histoire & Mesure propose d’explorer les pratiques concrètes du dénombrement et du calcul sur les chantiers des périodes anciennes et médiévales, en se détachant des approches savantes pour privilégier les usages situés et pragmatiques. Il s’agit d’interroger les acteurs du comptage — lettrés ou non — ainsi que les contextes, les méthodes et les finalités de ces opérations. Les contributions pourront analyser les compétences en littératie et en calcul, les objectifs des dénombrements, ainsi que la diversité des pratiques de mesure, entre variations locales et tentatives de standardisation.
Date limite : 1er octobre 2026 pour l'envoi des propositions. Les auteurs des propositions retenues auront ensuite jusqu’au 1er juillet 2027 pour rendre leur article.
Archimède. Archéologie et histoire ancienne est une revue scientifique spécialisée en archéologie, en philologie et en histoire (de la Préhistoire à Byzance, en incluant le monde islamique médiéval). Elle a pour objectif d’encourager l’interdisciplinarité et de favoriser les collaborations entre chercheurs issus de différents horizons, dont l’archéologie préventive (INRAP, Archéologie Alsace, ANTEA, etc.).
La section Varia de la revue accueille tout au long de l’année des propositions d’articles portant sur l’ensemble de ces champs disciplinaires.
Dans la perspective de l’élaboration du prochain numéro de la revue (n°14, parution prévue au printemps 2027), les auteurs souhaitant soumettre un article sont invités à signaler leur intention toute l’année et avant le 10 juillet 2026, en indiquant un titre provisoire, auprès de Max Thomé (
Les articles finalisés, conformes aux normes éditoriales de la revue, devront être envoyés au plus tard le 13 septembre 2026.
Les contributions peuvent être rédigées en français, allemand, anglais ou italien et feront l’objet d’une évaluation en double aveugle. Les articles publiés disposent d’un identifiant DOI et sont automatiquement déposés dans l’archive ouverte HAL-SHS.
Bellica. Guerre, histoire et sociétés (2818-873X, CC BY-NC 4.0) est une revue d’histoire, interuniversitaire et francophone, ouverte sur les sciences humaines et sociales. Elle se donne pour objet l’étude de la guerre et du fait militaire dans toutes leurs amplitudes spatiotemporelles et thématiques. Bellica paraît deux fois par an, en ligne exclusivement, avec pour ambition de contribuer à la diffusion du savoir scientifique dans le monde académique et jusqu’au cœur de la société. Au travers de problématiques et d’approches pluridisciplinaires, Bellica propose des perspectives innovantes et globales sur un fait social majeur, dont l’étude est indispensable pour comprendre la vie, l’organisation et l’évolution des sociétés humaines du passé et d’aujourd’hui à l’échelle du monde.
Pour son 7e numéro – varia – qui paraîtra en décembre 2027, Bellica. Guerre, histoire et sociétés invite les chercheuses et les chercheurs à soumettre une proposition d’article original sous la forme d’un résumé de 250 mots (contenant une description du projet, une problématique et un titre provisoire) et d’un CV à
Modalité de soumission : les autrices et auteurs seront attentifs à mentionner la rubrique dans laquelle s’inscrit leur proposition (dossier de varia, Débats et perspectives ou Atelier de la recherche) et veilleront à respecter la ligne éditoriale de celle-ci (voir la Présentation de la revue) ainsi que les normes rédactionnelles (voir les Recommandations aux auteurs).
En cas d’acceptation, les articles devront être livrés le 1er décembre 2026 pour être soumis à un processus d’évaluation par les pairs en double aveugle. Les évaluations porteront tout particulièrement sur l’originalité, la pertinence et la qualité scientifique des travaux.
Dates : 30 août au 4 septembre 2027
Lieu : Bologne (complexe Belmeloro)
Liste des 25 sessions parallèles
Texte de l’appel (deuxième circulaire de l’AIEGL)
Date limite de candidature : 30 septembre 2026
Date et horaires : du jeudi 7 mai (à partir de 14h) au samedi 9 mai 2026
Lieu : Leibniz-Zentrum für Archäologie (LEIZA), Ludwig-Lindenschmit-Forum 1, 55116 Mainz
Les propositions prendront la forme d’un résumé d’environ 300 mots et d’une courte bibliographie ; elles seront envoyées à Lukas Reimann (
Cette collection fondée en 2024 est dirigée par Isabelle Paresys (Université de Lille) et Damien Delille (Université de Lyon).
La collection porte sur l'histoire des modes et des apparences de l'Antiquité à nos jours dans les mondes occidentaux et extra-occidentaux. Elle accueille monographies, ouvrages collectifs et essais consacrés à l'ensemble des éléments déterminant les apparences humaines, aussi bien dans leur corporalité, leur matérialité et leur évolution dans le temps que dans leurs productions et usages. Elle intègre aussi les travaux portant sur les différentes formes de représentations littéraires et visuelles qui leur ont été données dans l'histoire. La collection prend en considération l’historiographie de toutes ces questions. Elle intègre le champ théorique, critique et pratique des études de mode, à partir d’un dialogue interdisciplinaire entre histoire culturelle, visuelle et matérielle, histoire de l’art, de la littérature, des arts du spectacle, économie, sociologie et anthropologie. Elle ambitionne aussi de publier en langue française les fondamentaux de la littérature académique étrangère sur ces questions.



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