Le bureau reproduit ci-dessous le texte diffusé par le Collège des Sociétés Savantes Académiques de France (CoSSAF) dont la SoPHAU est partenaire : il analyse le projet de décret que le gouvernement souhaite faire appliquer à la rentrée et encourage à écrire au plus vite aux députés et sénateurs pour demander l’abandon de ce décret. La SoPHAU soutient cette démarche.
Projet de décret ici
Communiqué du CoSSAF
À la rentrée 2024-2025, ces frais s’élevaient à 2 850 euros par an pour une licence et à 3 879 euros par an pour un master, contre 175 et 2450 euros pour des étudiants français ou communautaires.
Avant ce projet, les universités pouvaient dispenser partiellement ou totalement 10% de leurs étudiants de frais d’inscription. Dans les faits, comme il y a environ 3 millions d’étudiants en France, plus de 90 % des étudiants extra-communautaires qui auraient dû payer des frais d’inscription différenciés (environ 111 000) en ont été dispensés.
Le projet de décret garde le chiffre de 10% mais change l’assiette de ce calcul : les 10% sont maintenant calculés sur les seuls étudiants extra-communautaires. Au lieu de 90% d’étudiants dispensés, il n'y en aura donc plus que 10%.
Outre le fait que cette augmentation subite va créer des conditions extrêmement difficiles voire dramatiques pour les étudiants déjà engagés dans un cursus et qui n’ont pas forcément les moyens de payer leur réinscription l’an prochain, cette décision entraînera probablement des conséquences non négligeables sur la place de la France dans le monde et sur le marché de l’emploi en France.
Former les élites de pays émergents, notamment africains (>50 des étudiants extracommunautaires) est un instrument important de softpower. Or l’investissement de la France dans les pays émergents est déjà en baisse (alliances françaises, lycées français). La fréquentation des lycées français et des alliances françaises (qui doivent s’auto-financer par des cours) est souvent motivée par la poursuite d’études en France. Une baisse de l’attractivité des universités françaises (déjà concurrencées par celles d’autres pays, et maintenant chères) aurait pour effet de fragiliser la place de la France en Afrique.
En France, la baisse démographique implique un recours de plus en plus fort à de la main d’œuvre extracommunautaire fortement qualifiée. Le vieillissement de la population met nécessairement en tension le système de soins en France, dont un nombre croissant de professionnels (médecins, infirmiers, aides-soignants) sont d’ores et déjà extra-communautaires. Au moment où l’on manque de médecins, plus de 10000 étudiants extra-communautaires sont inscrits en médecine. Est-ce le moment de les décourager de venir ou de rester ? Ce phénomène n’est pas restreint aux professions médicales.
L’État espère que cette mesure rapportera 250 millions d’euros aux universités à un horizon de 2 ou 3 ans, soit environ 2.5% du Crédit Impôt Recherche dont l’effet sur la dépense et la performance R&D globale des entreprises est très contesté. A-t-on vraiment envie de prendre tant de risques pour un gain financier aussi dérisoire ? Doit-on voir dans ce décret autre chose qu’une tentative désespérée de trouver un peu d’argent pour une Université dont le financement ne fait pas partie des priorités gouvernementales ?
Paris, 29 avril 2026
Collège des Sociétés Savantes Académiques de France
Sous ce lien et ci-dessous
Paris, le 8 avril 2026
Communiqué d’historiens, d’historiennes et d’archéologues contre la loi « Yadan »
Alors que la liberté d’expression et la liberté académique sont mises à mal en France de façon insistante et répétée, un projet de loi « visant à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme » (loi « Yadan ») sera soumis au vote de l’Assemblée nationale le 16 avril prochain.
Le texte constitue une grave entrave à la liberté d’expression et à la liberté académique, clairement analysée par le bureau de la Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme dans sa lettre adressée aux députés le 22 janvier dernier : https://sophau.umlp.fr/images/PPL_YADAN_Lettre_PSDT_RKJ_JMB.pdf En notre qualité d’historiens, d’historiennes et d’archéologues, nous affirmons notre attachement à la liberté de pensée, d’expression et de recherche au sein de la communauté universitaire et, au-delà, dans l’espace public, quels que soient les sujets. Nous appelons la représentation nationale à rejeter le projet de loi « Yadan » le 16 avril prochain.
Société des Professeurs d’Histoire Ancienne de l’Université (SoPHAU)
Collectif Aggiornamento histoire-géo
Comité de Vigilance face aux Usages publics de l’Histoire (CVUH)
Société Française d’Archéologie Classique (SFAC)
Ci-dessous le communiqué du bureau de la SoPHAU :
Ci-joint le communiqué rédigé par le bureau de la SoPHAU face à la gravité de la situation.
Paris, 18 septembre 2025
Sont aussi signataires du texte :
Association des Professeurs d'histoire et géographie (APHG)
Collectif Aggiornamento Histoire Géographie
La SoPHAU, réunie en assemblée générale le 13 juin 2025 à l’université Bourgogne Europe (Dijon), réaffirme son attachement à la formation disciplinaire approfondie des futurs enseignants du second degré et à leur recrutement au niveau master par concours national. Elle dénonce plus généralement les transformations actuellement à l’œuvre dans l’Enseignement supérieur et la Recherche et le projet de généralisation des COMP (Contrats d’Objectifs, de Moyens et de Performance) à la rentrée 2026, visant à favoriser les politiques de site, l’ouverture des formations sur la base de taux d’insertion professionnelle à l’évaluation biaisée et une fonction utilitariste et strictement régionale des universités.
Motion votée à l’unanimité lors de l’Assemblée générale de la SoPHAU du vendredi 13 juin 2025.
Ci-dessous le communiqué au sujet de l’entretien des sociétés d’historiens de l’Université à Matignon le 24 avril 2025, avec Mme Cécile Laloux, conseillère éducation auprès du Premier ministre M. François Bayrou.
Accès ci-dessous au texte du communiqué :
https://sophau.univ-fcomte.fr/images/Communiqués_SoPHAU/Communique_20250331.pdf
Communiqué approuvé depuis par la SHMESP et H2C.
La SoPHAU, la SHMESP, l’AHMUF et H2C ont fait part, le 31 janvier 2025, de leur opposition commune aux politiques ministérielles et aux « Key Labs » dans le communiqué suivant.
Ci-joint et ci-après :
Communiqué du bureau de la SoPHAU sur la situation de l’enseignement et de la recherche en France
Quatre mois après les élections législatives, suivies en septembre de la nomination d’un nouveau gouvernement, le bureau de la SoPHAU constate que l’université est confrontée aux mêmes préoccupations qu’avant l’été et à une aggravation des difficultés.
Il dénonce :
- la réduction du financement de l’enseignement et de la recherche (300 millions d’euros en moins pour les universités), tandis que le Projet de loi de finances ne prévoit aucune mise en cause du Crédit impôt recherche, véritable cadeau fiscal ;
- la reprise des réformes contestées (la formation et le recrutement des enseignants, « l’acte II » de l’autonomie des universités) ;
- la suppression de 4 000 postes dans les 1 er et 2d degrés d’enseignement, ce qui aura une incidence majeure sur les formations préparant aux concours et les étudiants qui y sont inscrits ;
- la proposition de création d'une commission d'enquête « relative à l'infiltration des idéologies contraires aux valeurs de la République dans l’enseignement supérieur », qui vise à museler toute réflexion sur les inégalités et à censurer la diversité des opinions.
Ces projets du gouvernement sont autant d’entraves à la qualité de la recherche et de l’enseignement publics, ainsi qu’à la liberté académique.
Le bureau de la SoPHAU réitère son opposition à ces projets gouvernementaux et en demande l’abandon.
Paris, le 21 octobre 2024
ci-joint et ci-dessous :
Motion sur le projet de réforme de la formation des enseignants votée à l'unanimité le 8 juin 2024 à Paris :
L'Assemblée générale de la SoPHAU, réunie le 8 juin 2024, appelle l'ensemble des collègues à ne pas mettre en place la réforme des concours et à ne pas participer aux jurys. Elle rappelle aux étudiants que les formations existantes sont suffisantes pour qu'ils se présentent de leur propre chef aux concours.
Elle invite les collègues à coordonner un refus de cette réforme à l'échelle de chaque université en prenant contact avec l'ensemble des départements qui préparent aux concours d'enseignement en passe d'être réformés.
Ci-joint et ci-dessous
Lire les communiqués précédents :
Communiqué du 25/03/2024
Communiqué du 08/04/2024
Communiqué du Bureau de la SoPHAU sur la réforme du CAPES (Paris, le 6 mai 2024)
Le Bureau de la SoPHAU vient de prendre connaissance, via le réseau des INSPE et des VP CFVU, de documents relatifs aux épreuves et au programme du nouveau CAPES d’histoire-géographie projeté par le gouvernement pour une application dès 2025.
Le Bureau de la SoPHAU déplore le maintien à l’oral d’admission d’un « entretien d’embauche » privé de toutes références disciplinaires, de toute grille d’évaluation précise et dont le contenu oscille entre l’incantation creuse et le flou absolu. Si elle se réjouit que les trois autres épreuves intègrent l’évaluation de contenus disciplinaires, elle s’interroge sur ce que les futurs jurys du concours pourront demander aux candidats.
Le programme proposé réussit en effet le tour de force de ne pas couvrir l’ensemble des programmes du Secondaire – en particulier pour les sciences de l’Antiquité – tout en étant tellement vaste qu’il sera impossible aux universités de proposer une préparation sérieuse en dehors d’un simple survol et aux candidats d’avoir la maîtrise fine de toutes les périodes imposées au programme. Le gouvernement considèrerait-il que le concours doive se borner à un contrôle de connaissances génériques sur quelques points saillants de l’histoire du monde qu’il aura estimés suffisants pour la formation minimale des collégiens et des lycéens ?
Relevant avec inquiétude à la fois l’étendue et l'indigence des programmes d'histoire-géographie dans le projet de réforme du CAPES, la SoPHAU considère que l'exigence disciplinaire - fondée sur de vraies questions de concours, dérivées de celles de l'Agrégation - ne peut être atteinte dans ces conditions. Un pareil saupoudrage - à la seule hauteur minimale des manuels du Secondaire - ne peut permettre ni le recul ni la mise en perspective des notions vite évoquées pour l’histoire ancienne de « Grèce classique », de « République » et d’ « Empire », qui supposeraient plus de deux ans et demi d'apprentissage en Licence si on envisage un concours à Bac + 3.
Plus fondamentalement, de tels intitulés remettent en question le rôle même du professeur. Dans cette configuration, celui-ci se limiterait à l'accompagnement ne varietur, si ce n'est à l'explicitation formelle, des contenus des manuels sans capacité d'apports critiques qu'une formation certes plus limitée sur un sujet ou une période donnée permettrait d'évaluer dans toutes ses dimensions (techniques, historiques et historiographiques), seules garanties d'une compétence adaptée et adaptable. Si l’histoire est bien une science cumulative, le CAPES d’histoire-géographie n’a jamais consisté à vérifier que les candidats possédaient la seule maîtrise superficielle des programmes du Secondaire. Le concours sanctionne une formation complète et poussée, qui dote les candidats des méthodes et de la curiosité intellectuelle pour pouvoir enseigner aussi des périodes et des thèmes peu abordés dans leur cursus universitaire.
En un moment où les récits historiques sont l’objet de fortes manipulations et où les publics scolaires attendent de leurs professeurs des réponses scientifiquement argumentées à des questions sensibles, faire des futurs titulaires du CAPES de simples commentateurs du Bulletin officiel et des fiches Eduscol annonce une régression politique et sociale dangereuse.
Le Bureau de la SoPHAU réitère donc son opposition unanime à la réforme en cours de la formation des enseignants, tant sur le fond que sur la forme, et demande le rétablissement d’un CAPES à Bac + 4 dont le programme serait articulé au programme de l’agrégation.
Les associations des historiens : APHG, SoPHAU, Shmesp, Ahmuf, H2C, et des géographes : CNFG, ont été reçues en délégation rue de Grenelle le 11 avril de 17 à 18h pour demander des réponses aux questions très urgentes que pose le projet de réforme du Capes. Le compte-rendu de l'entretien est disponible sous ce lien. Le mémorandum laissé à la conseillère spéciale en charge du dossier auprès du ministre est également consultable ici. Ce document a été préparé en concertation avec l'APHG et les cinq sociétés d'Historiens et de Géographes du Supérieur.
Les associations des historiens : APHG, SoPHAU, Shmesp, Ahmuf, H2C, et des géographes : CNFG, ont été reçus en délégation rue de Grenelle le 11 avril de 17 à 18h pour demander des réponses aux questions très urgentes que pose le projet de réforme du Capes. Le compte-rendu de l'entretien est disponible sous ce lien. Le mémorandum laissé à la conseillère spéciale en charge du dossier auprès du ministre est également consultable ici. Ce document a été préparé en concertation avec l'APHG et les cinq sociétés d'Historiens et de Géographes du Supérieur.
Le Bureau réuni le 25 mars a pris connaissance avec grande préoccupation des projets de réforme des concours d'enseignement, en particulier du CAPES, et face aux orientations qui se dessinent a tenu à exposer clairement sa position et à s'associer aux autres associations d'historiens du supérieur et à l'APHG pour en dénoncer les dangers. La lettre jointe au présent courrier les expose en détail. Une démarche commune avec demande d'entrevue au Ministère a été entreprise.
Communiqué commun des Sociétés savantes représentatives
des Historiens du Supérieur et du Secondaire
au sujet des concours de recrutement des enseignants du second degré
M. D. Bauduin, conseiller en charge des affaires pédagogiques auprès du Ministre J.-M. Blanquer a reçu à leur demande les représentants de la SoPHAU, la SHMESP, l’AHMUF, l’AHCESR et l’APHG, en visio-conférence, le mardi 20 avril à 16h[1]. Ont participé à l’entretien Mme Fl. Dubo (adjointe du directeur général des ressources humaines au Ministère de l’Education nationale), M. J. Hubac (sous-directeur de l'innovation, de la formation et des ressources à la direction générale de l'enseignement scolaire) et M. J. Grondeux (IG, doyen du groupe Histoire-Géographie).
Les sociétés représentées ont rappelé leur insatisfaction à ne voir entendue aucune des préconisations formulées dans les derniers mois. Soucieuses de l’équité de traitement des candidats sur tout le territoire national et inquiètesl’attractivité déclinante du métier d’enseignant, préoccupées par la nécessité d’une formation intellectuelle exigeante pour les futurs professeurs d’histoire, dans un contexte où les usages publics de la discipline subissent de nombreux dévoiements, elles ont à nouveau formulé les principales observations et demandes suivantes :
1/Evolution du concours :
- demande de sujets zéro pour les deux épreuves orales ;
- demande d’éclaircissements sur la nature des évaluations et composition du jury de l’épreuve 2 de l’oral (dont l’inclusion dans les épreuves théoriques du concours nous semble toujours hautement contestable) ;
- craintes d’une discrimination possible à l’oral, sur la base des informations du CV obligatoire à l’inscription, pour des candidats qui n’auraient pas suivi le master MEEF ni bénéficié d’un stage en établissement scolaire ;
- constat d’une impossibilité pour les candidats de préparer simultanément les deux concours de l’agrégation et du capes, et pour la majeure partie des universités d’en assurer la préparation de front, en raison de la désynchronisation opérée dans les programmes du capes et du refus de restaurer la présence égale dans les dits programmes des quatre périodes de l’Histoire ;
- inquiétudes sur la faible attractivité d’un concours dont les épreuves, au contenu de moins en moins scientifique et disciplinaire, deviennent de plus en plus confuses et qui offre pour perspective des rémunérations faibles ;
- rappel de nos propositions pour une 3e épreuve orale ou une épreuve orale 1 allongée, permettant de vérifier les compétences dans les deux disciplines (Histoire et Géographie).
2/Lien entre concours, master MEEF et maquettes de formation :
- impossibilité de préparer des maquettes dans l’urgence et sans disposer de toutes les informations sur les épreuves orales du concours ;
- inégalité de traitement des futurs candidats entre ceux qui auront un contrat d’alternance, ceux qui auront un stage d’observation et de pratique accompagnée, ou ceux qui passeront en candidats libres ;
- incertitudes quant aux critères de sélection des candidats bénéficiaires d’un stage ;
- disponibilité réelle des tuteurs enseignants du secondaire qui doivent accueillir non les seuls reçus au concours mais les cohortes d’étudiants d’un master MEEF ;
- refus de certains INSPE d’envisager des passerelles entre master recherche et master MEEF (sujet commun au MESRI et au MEN).
Nos interlocuteurs ont apporté quelques éléments de réponse :
- Le nombre des places en stage est calculé nationalement, la répartition par disciplines se fera au plus près du terrain via les rectorats, les INSPE etc. Il pourrait y avoir des pénuries dans certaines disciplines (sans qu’on sache lesquelles), il est reconnu que l’année de transition 2021-2022 sera compliquée. Un groupe de travail y est consacré. Il a été cependant affirmé qu’une expérience d’enseignement dans le cadre des stages de master ne peut pas être un prérequis pour la réussite de la 2e épreuve orale.
- Le jury de l’oral 2 comportera forcément un membre « doté d’une compétence RH », le CV n’est pas l’objet d’une notation mais une grille d’évaluation RH est en cours d’élaboration via un groupe de travail (sans qu’elle soit pour l’heure disponible). Ce qui sera évalué sera la « capacité du candidat à se projeter dans le métier ». Les présidents de jury, dans chaque concours, auront une marge de manœuvre pour l’adapter. Les membres ayant compétence RH pourraient ne pas siéger pendant la totalité des sessions du concours ni dans toutes les commissions mais être remplacés. La complémentarité de compétence dans le jury de l’oral 2 est recherchée.
- Un autre groupe de travail piloté par deux IG historiens travaille à la publication pour septembre 2021 d’un code sur « L’idée républicaine », qui contiendra les pistes d’éléments attendus des candidats pour l’épreuve 2 à propos des valeurs de la laïcité et de leur pédagogie (le modèle d’un code élaboré en 2004 et réactualisé est mentionné).
- La question des passerelles entre Masters recherche et MEEF relève des établissements et du MESRI, même s’il y a quelques discussions impliquant le MEN (sans doute un autre groupe de travail ?).
- L’IG demande l’alignement des futures questions d’agrégation sur le calendrier du capes (et des programmes en lien avec le secondaire tant en histoire qu’en géographie) avec un rythme ternaire, et annonce pour le concours 2023 une question sur les villes et la construction de l’Etat qui couvrira en partie les périodes médiévale et moderne. Elle revendique l’alternance dans la présidence du jury d’agrégation (sans la concéder aucunement au jury de capes). L’IG réclame l’allongement systématique à deux années de préparation pour chaque question nouvelle, tout en expliquant que le programme peut être plus ramassé ou plus large que le programme d’agrégation.
Les représentants des Sociétés savantes ont constaté unanimement les très faibles échos donnés à leurs demandes : entre la surdité de l’inspection générale et le brouillard épais qui demeure à propos des aspects réglementaires du concours, il n’y a guère de place pour une approche concertée sur le recrutement des futurs enseignants du secondaire et pour les revendications sur lesquelles nous argumentons depuis plusieurs années quant à « l’armement intellectuel[2] » des futurs professeurs. La réforme va creuser les inégalités : territoriales entre les établissements ; sociales et économiques entre les étudiants.
Rien n’est assumé ouvertement quant à l’évolution vers une possible régionalisation des concours et le principal souci du MEN paraît être une reprise en mains des concours par l’Inspection générale, avec le risque d’une mise au pas des disciplines porteuses des savoirs critiques, comme la nôtre. Les Sociétés ont exhorté leurs interlocuteurs à fournir au plus vite aux futurs candidats à un MEEF tous les éléments susceptibles d’éclairer leur choix. Elles ont expressément formulé le vœu que la Présidence du jury d’agrégation reste confiée à un Universitaire bénéficiant du crédit scientifique nécessaire comme de la confiance de ses pairs.
Judith Bonnin (AHCESR), Franck Collard (APHG), Nicolas Le Roux (AHMUF), Sylvie Pittia (SoPHAU), Dominique Valérian (SHMESP)
[1] Retenu par d’autres obligations, le conseiller est resté présent 30mn et le reste de l’entretien s’est poursuivi avec les autres interlocuteurs jusqu’à 17h15.
[2] L’expression est volontairement empruntée au Ministre Blanquer, qui l’a en particulier utilisée au lendemain de l’attentat de Conflans.
La tribune co-écrite par la SoPHAU à propos de la réforme des CAPES-CAPET a été publiée ce samedi 13 février dans la version numérique du JDD. Vous pouvez en prendre connaissance via le lien
https://www.lejdd.fr/Societe/Education/tribune-une-trentaine-dassociations-denseignants-denonce-des-recrutements-au-rabais-4024797
Une trentaine de sociétés représentant un large éventail de disciplines ont co-signé cette tribune. Nous vous invitons à la diffuser autour de vous, sans vous limiter aux cercles enseignants ou universitaires.


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